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Gisèle Lafond

Aventurière de l’extrême

Gisèle Lafond est un phénomène

Derrière sa frêle silhouette se cache une battante où transparaît une force mentale et une énergie positive hors du commun. Cette ancienne triathlète et marathonienne de haut niveau vivant à la Bâtie-Montsaléon a un besoin chevillé au corps : d’aider les personnes ayant une maladie ou un handicap qui ont envie de rêver. 

Ses actions humanitaires débutées en 2006 qu’elle immortalise avec son objectif se sont étoffées au fil des années jusqu’à l’observation dernièrement de la vie des ours et plus particulièrement du Grizzly. 

Il en résulte l’édition d’un superbe livre et la réalisation d’un documentaire animalier à couper le souffle.

Mon seul objectif

Faire rêver...

Au travers de ces actions, se créent de belles rencontres. Mes valeurs sont simples et durables. Elles sont basées sur le sens du partage et l’entraide, le respect de soi et de l’autre, la volonté et le goût de l’effort.

Une phrase m’accompagne dans chacun de mes pas…

“ La nature est une maîtresse de vie, elle nous éduque, nous montre notre chemin en nous disant qui nous sommes et d'où nous venons. La nature est ainsi faite et restera la meilleure des choses si nous la respectons. ”

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Là où il y a une volonté, il y a un chemin

L’affection animalière et le goût à la nature sont ses passions depuis son plus jeune âge.

“ Mon grand-père Jean-Louis Lafond marathonien aux brillants palmarès entre 1925 et 1928 m’a appris à écouter le silence et à pratiquer le goût de l’effort. Il fut mon premier entraîneur. ”

Ce bagage génétique de fondeur permet à Gisèle de cumuler des records aux 10 kms, aux semi-marathons et marathons. Maintes fois championne d’athlétisme, elle fera du biathlon, du triathlon, du trail.

“ J’étais toujours à la recherche d’exploits. C’était un jeu. Pourtant, j’étais une athlète difficile à gérer. J’étais rebelle et je ne supportais pas les atteintes à ma liberté.”

À 33 ans, elle arrête le bitume mais continue le trail pour l’endurance, la force mentale et physique que requièrent cette discipline.

Elle fera maintes fois l’ascension du Mont-Blanc, la traversée des Alpes en solo ou accompagnée de jeunes diabétiques parce qu’elle veut leur transmettre le goût de l’effort. 

En 2010, elle fera juste par défi, trois ascensions d’affilées du Mont–Blanc. Cette même année, elle rencontre Michel Drouet malvoyant lors d’une journée sport et handicap qui souhaite l’accompagner lors d’une traversée des Alpes. 

“ Ce fut une aventure extraordinaire et le début d’une très grande amitié. Pendant la traversée, je lui prêtais mes yeux et il me prêtait son regard. Il m’a montré une autre vision de la nature qui nous entourait.”

En mai 2013, elle part à la frontière du Pôle Nord, sur l’île de Spitzberg en reconnaissance, sous l’insistance de son ami Michel qui souhaitait l’accompagner.

“ Notre projet se réalise en mai 2015 et je découvre une banquise fragilisée et les ours polaires.”

Pour l’ancienne championne, un chapitre se ferme et un autre s’écrit

“ Je fais un retour vers les valeurs initiées par mon grand-père, l’appel de la nature et le face à face au monde animalier.”

Elle va faire ses armes dans les parcs du Yellowstone et Grand Teton dans l’ouest du Wyoming aux Etats-Unis qu’elle découvre à chaque saison avec une faune animale très riche puis elle décide de s’envoler pour le sud de l’Alaska, sur la péninsule du Katmai à la rencontre du Grizzly.

“ Je voulais ramener des images du Grizzly aux enfants, à mon mari, à mes amis. Avec un guide américain armé qui surveille mes arrières, je suis sur le pont de 5 heures à 22 heures sans manger, rien que de l’eau. Je vais au plus près des ours durant leur période de reproduction. Je filme le combat des mâles, la protection des mères avec leurs oursons et je me fais une belle frayeur lorsque qu’un grand mâle dominant se rapproche de moi. Il m’a épargnée, je l’avais respecté.”

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De sa formidable épopée, Gisèle a édité un livre

‘’Sur les traces du grizzly’’ et réalisé un documentaire animalier ‘’Instinct sauvage’’ visible au cinéma courant 2021. 

L’aventurière souhaite poursuivre ses séjours d’observation sur la reproduction de l’ours polaire/grizzly : le Pizzly, une espèce hybride en voie d’évolution avec le réchauffement climatique.

Mais, les cieux blancs l’appellent à nouveau pour sa treizième ascension du Mont-Blanc en juin 2021.

Le portrait de Gisèle Lafond raconté et écrit par René Desmaison

Un merveilleux cadeau offert… Une préface écrite par la main d’un géant des montagnes et de l’alpinisme… Une façon de se dire au revoir un après midi, le 7 août 2007…Avec une promesse… Que je me dois de réaliser un jour…

“ Gisèle Lafond, une jeune femme qui communique son ardeur. Sportive, déterminée, toujours volontaire le pied en avant dès le petit matin... Une âme simple et farouche qui respire un parfum natureL. Sa joie est un rayon de soleil...”

René Desmaison pour Gisèle Lafond du 7 août 2007

Les dates clés de mon histoire

Digne Les Bains

10 juin 1969

Naissance à Digne-les-Bains
Digne Les Bains
Gisèle Lafond, sportive de haut niveau

1986-1988

Équipe de France d’Athlétisme
Gisèle Lafond, sportive de haut niveau
Mariage

2014

Mariage
Mariage
Réalisation d'un film documentaire sur le grizzly en Alaska par Gisèle Lafond

2016-2019

De multiples observations de l’ours dans le grand Ouest Américain au contact de la faune sauvage et du grizzly en Alaska.
Réalisation d'un film documentaire sur le grizzly en Alaska par Gisèle Lafond

Poème amérindien Navajos

“ C’est le vent qui leur a donné la vie.
C’est le vent qui sort de nos bouches maintenant.
Cela nous donne la vie.
Quand cela cesse de souffler, nous mourons.
Dans la peau, au bout de nos doigts, nous voyons la traînée du vent.
Il nous montre où le vent a soufflé lorsque nos ancêtres ont été créés.”